
Cet après-midi, Mr Sarkozy sera au Ministère de la Culture et de la communication pour les traditionnels voeux à ce secteur.
En petit père Noel des pipoles, il annoncera alors les étrennes/privilèges auxquelles ces citoyens au dessus des lois et des impôts que sont les artistes pourront bénéficier.
Au passage, leurs compagnies productrices et leurs organismes de "protection des droits" pourront prendre la "part du lion", et le reste ira aux quelques centaines les plus médiatisés comme d'habitude.
Il reprendra alors les travaux de la commission Zelnik à son propre compte, pour annoncer, entre champagne et petits fours, une grosse galette à se partager : une "taxe Google" sur la publicité en ligne, et une baisse de prélèvement de la TVA sur les FAI pour pouvoir augmenter, sans que cela soit répercuté sur les internautes, les prélèvements sur les FAI au bénéfice de la création.
Internet devient donc la vache à lait de l'industrie du divertissement en France, sans aucune contrepartie pour les internautes.
Néanmoins, les pertes de recettes dues à la moindre taxation sur les produits culturels sont une vraie perte pour l'état, c'est à dire les citoyens. Peut-on parler de culture pour un tube éphémère martelé durant deux mois sur les ondes pour être vendu ? Peut-on estimer un DVD à 20 euros aussi nécessaire à une famille qu'un paquet de pâtes ou de riz ?
N'oublions pas non plus les nombreuses subventions accordées par le ministère de la culture, les avantages fiscaux réservés aux producteurs, les SOFICA, les 800 millions d'euros annuels de déficit du régime de chomage des "artistes" , les 600 millions d'euros de la taxe sur les supports au nom d'une copie privée (mais pas de copie de produits copyrightés) qui sont autant de charges déjà supportées par le citoyen lambda.
Et puis, le financement d'HADOPI et de ses locaux somptueux (au moins 70 millions d'euros annuels).
Par contre, rien pour la création LIBRE sur internet. Normal, cette création artistique prouve qu'il est possible de créer sans argent, contrairement à ce que prétendent les "acteurs du divertissement" en France.
Deux poids, deux mesures, que vous soyez ouvrier ou saltimbanque...