Extraits choisis du petit livre blanc de la SNAC
intitulé "Le droit d'auteur devant internet"
Source
Quand le lien aura sauté, j'en aurai toujours un exemplaire à citer sur mes propres bits.
Ce petit texte date de 2005. On a eu DADvSI, HADOPI et si leur chute continue, leurs revenus restent colossaux."C’est là un vieux refrain usé. Au début des années
1890, à l’avènement des premiers disques (les
fameux cylindres), on avait dit strictement la même
chose et il fallut une longue bataille de 15 ans pour
que les auteurs, les compositeurs et les éditeurs
touchent enfin leur juste rémunération sur l’utilisation
des oeuvres dans les enregistrements. La même
rengaine fut servie sans vergogne à la naissance
de la radio et de la télévision, à l’apparition des
cassettes audio et vidéo… Et ne commettons surtout
pas l’erreur béotienne de penser que ces inventions
étaient des révolutions de moindre importance
qu’Internet. L’Histoire ne supporte pas les oeillères."
Moi, ce que je vois, c'est que dès qu'on a pu se passer de l'artiste en train de jouer de son instrument, il a fallu le payer quand même."Les plates-formes de
musique payantes (e-compil, Virgin.com, Fnac
music, i-tunes music store et Sony connect) offrent
des catalogues comprenant entre 100.000 et
700.000 titres, au prix moyen de 0,99 € le titre.
Sur ce prix public seuls 8 %, avec un minimum de
0,07 € sont consacrés à la rémunération des
créateurs et de leurs éditeurs."
Où va le reste ? Est-ce vraiment les droits d'auteurs que l'on regrette ? L'artiste est trop bête s'il est la dernière roue de la charrette pour encaisser, mais faut pas demander à l'internaute de verser aux autres pour que l'artiste en reçoive un peu. "Pour défendre leurs intérêts, les auteurs professionnels ont
confié depuis deux siècles la gestion de leurs droits à leur
société de gestion collective, mais on peut imaginer que les
« amateurs », amateurs aussi de sensations fortes, se laissent
séduire par cette philosophie de l’Internet libre tant qu’ils
resteront amateurs. Il est important de garder à l’esprit
qu’écrire est un métier, pas un passe-temps réservé à qui a
les moyens de ce luxe"
Le seul luxe pour écrire est l'instruction et la culture. A vouloir tout rendre payant, à faire de l'abêtissement massif, à étouffer la majorité pour rendre rentables quelques peoples ou fils à papa, on appauvrit la source de la création, on appauvrit l'ensemble avec ce système."La protection des auteurs et de leurs oeuvres ne
doit pas être sacrifiée au bûcher de l’évolution
technique."
Selon moi, elle ne doit pas être laissée à quelques uns qui en sacrifie une trop grande partie au bucher de l'évolution capitaliste